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Nom :
Françoise Vasseur-Rouquette (francoise.rouquette0581@orange.fr)
Date :09/07/2009 10:04:58
Sujet :Souvenir
 

Maman était l'une des infirmières de la Râperie : Micheline Vasseur née le 25.04.1919.

A son retour de captivité (libérée à Metz par les américains), elle a refusé toute distinction qui lui a été proposée en constatant que certains collabos notoirement connus au Raincy-Villemomble étaient devenus des "combattants de la dernière heure" et très vite ont été distingués officiellement....écoeurement disait-elle !
Elle a été élue au Conseil Municipal de Villemomble sur la liste de la Résistance.
Communiste lors de son engagement dans la Résistance, elle a arrêté toute activité politique, trop déçue.....
Elle a fait de cet épisode de sa vie, un paquet cadeau pour la France...elle n'a jamais voulu adhérer à une association quelconque, elle n'a jamais rien demandé.
Son père ayant eu la Croix de Guerre en 14, c'est la seule distinction qu'elle eut souhaitée mais elle ne l'a pas eue.
D'anciens camarades sont venus la voir à l'aube de sa retraite pour lui demander de remplir des formulaires afin d'obtenir sa carte de déporté-résistant...c'est moi, sa flle qui ai dû remplir les papiers...elle ne voulait plus rien.
Lorsqu'elle les a reçues, ces cartes, elle les a rangées avec sa carte de FFI, point !
Lorsqu'elle est morte, j'ai souhaité qu'elle puisse avoir le drapeau Français et j'ai contacté un groupe d'anciens combattants : REFUS ....elle n'avait pas de carte d'association d'A C...j'ai proposé de payer deux ans de cotisations comme don....REFUS....elle n'avait qu'à e faire elle-même de son vivant.
J'ai obtenu que les pompiers nous prêtent un petit drapeau que j'ai posé sur son cercueil pendant la minute de silence au cimetière, lors de ses obsèques civiles.
Les survivants du Groupe Hildevert, que j'ai prévenus de son décès et de cet incident qui m'a profondément blessée, m'ont assurée qu'elle avait eu droit à une minute de silence lors de l'une de leurs cérémonies commémoratives.
J'ai écrit au Ministre de l'époque....pas de réponse.
Cette femme si engagée, si pure dans ses sentiments patriotiques, je l'ai toujours vue debout lorsque la Marseillaise ou le Chant des Partisans retentissaient à la Radio ou à la Télévision.
C'est cette Maman-là qui reste en mon coeur, mon héroïne à moi, discrète et forte qui n'a pas été honorée comme elle le méritait malgré la demande de sa fille.
Elle ne s'étendait pas sur "ses souvenirs de guerre"...elle parlait avec tendresse de Charles Hildevert et de ses fils, de certains jeunes engagés avec elle...elle parlait de la France comme d'une personne qu'elle a aimée jusqu'au bout de sa vie.
Certains sont morts à la Râperie et elle en portait le deuil dans son coeur.
Elle a continué de vivre mais éprise d'idéal comme elle l'a toujours été, une part d'elle-même était restée là-bas.
J'accepte que mes coordonnées mail soient visibles si quelqu'un souhaite me contacter.
Françoise Vasseur-Rouquette

 
 
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Nom :
Webmestre (liberation_paris@gilles-primout.fr)
Date :19/01/2009 14:42:25
Sujet :Oissery
 

Bonjour Monsieur,

Effectivement votre père ne figure pas sur les listes des compagnies du bataillon Hildevert. En revanche je l'ai trouvé dans un état recensant les victimes des combats, état rédigé juste après-guerre et qui m'a été remis par la fille du commandant Hildevert avec d'autres documents qui m'ont permis de rédiger l'article. Je vais rectifier très rapidement l'adresse. Seriez-vous d'accord pour écrire un témoignage sur votre père dans mon site Internet ? Possédez-vous une photo de lui?

Cordialement
Le webmestre

 
 
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Nom :
RICHARD Jean-Marie (jmr45130@orange.fr)
Date :19/01/2009 12:03:21
Sujet :Oissery, un dommage collatéral ?
 

Un grand merci pour votre site où je viens de relire le nom de mon père, RICHARD Jean, tué durant les combats d'Oissery le 26 août 1944.
Je voudrais juste apporter deux petites correction de détail. Il n'était pas de Clichy (sous Bois?, mais du Raincy. Il était Sapeur Pompier et était donc ami de beaucoup de compagnons cités, mais particulièrement de longue date des deux fils Hildebert d'où sa présence avec eux ce jour fatal. La question de son appartenance au Bataillon se pose donc à partir de ces informations.

 
 
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Nom :
Meunier (@ louis.meunier@hotmail.fr)
Date :30/12/2008 22:35:26
Sujet :No 137, mon père, Louis Meunier,
 

Mon père refusa effectivement de descendre les drapeaux français et alliés, il fut fusillé à 23 ans, il était Lieutenant FTPF, puis FFI. Ce sont les pompiers qui, avant leur départ(c'était des volontaires à l'époque)avaient hissés les drapeaux. Mon père fut décoré de la Croix de Guerre avec palme, la rue Parmentier est devenue depuis 1994 l'Avenue Louis Meunier. Son père(mon grand-père)était avec lui, il a été emmené au fort du Mont Valérien et fut libéré grâce à un échange de prisonnier, il a raconté "sa résistance en manuscrits", j'ai remis 548 documents authentiques concernant la famille Meunier et Fisseux(ma grand'mère paternelle était née Fisseux). Elle avait été arrêtée au début de l'occupation par le commissaire de police de Puteaux pour avoir giffler G. Barthélémy, Maire, Ministre de Pétain, à la même époque, le frère cadet de mon père, René Meunier a été arrêté à 16 ans et torturé par le commissire Bizoire, âme damnée de Barthélémy, il est passé en jugement en même temps que Guy Môquet mais il a eut plus de chance, il a bénéficié de l'assistance d'un avocat et, vu son jeune âge a été placé en liberté surveillé, c'est grâce à son employeur qu'il s'en est sorti, celui-ci a témoigné pour lui qu'il était un honnête travailleur, d'autant qu'il n'a pas été prouvé qu'il distribuait des tracts(ce qui est vrai), il avait été dénoncé par deux "balances" du commissaire. Le jour de l'enterrement de mon père, il y avait 8000 personnes , j'ai les photos des journeaux de l'époque( originaux remis à la Sté d'Histoire de Nanterre),Son cousin germain, Henri Fisseux, 21 ans, venu à ses obsèques, fut abattu le lendemain par les nazis parmi les"27 martyrs de Chatou", mon oncle vit encore, il vit en province. Je suis né 4 mois après l'assassinat de mon père, voilà pourquoi on m'a prénommé aussi"Louis". Tous étaient dans la résistance dans la famille, et ce dès la fin juin 1940. Quant à moi, je suis membre du Comité Directeur de L'ANACR de Nanterre, le Président en est Vincent Pascucci, ancien "bras droit" de mon père.Juste après la Libération, un groupe de jeunes de Nanterre a formé le "groupe Louis Meunier" et s'est engagé au fort du Mont Valérien pour la durée de la guerre, ils ont été incorporés dans la "colonne Fabien"et sont allés en combattant, jusqu'aux abords du "nid d'aigle" d'Hitler ouis ont été démobilisés(et rétrogradés, car ils refusèrent de se réengager pour partir en Indochine).Une exposition sur les jeunes de Nanterre (entre autre) se tiedra à la salle des congrès, rue du 8 mai 1945 à Nanterre sous l'égide de plusieurs assotiations d'anciens combattants, du vendredi 23 janvier au 31 janvier avec des personnalitées. Bien à vous, Louis Meunier.

 
 
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Nom :
Webmestre (liberation_paris@gilles-primout.fr)
Date :15/09/2007 03:02:12
Sujet :liste de blessés
 

Bonjour,

Il y a eu bien entendu des listes de blessés et de tués lors des combats pour la Libération de Paris. Elles ont été établies, dès octobre 1944, par les différents chefs de réseaux afin de faire homologuer les services et les grades de leurs membres et accessoirement de leur faire obtenir des pensions.

Hélas elles sont éparpillées dans les archives départementales de la Seine et des départements de l'Ile de France; on en trouve aussi au Service historique de l'Armée de terre (Fort de Vincennes) et au Bureau résistance du Ministère des Anciens combattants.

Pour entreprendre une recherche vous pourriez commencer par les archives départementales de Bobigny. Votre oncle faisait peut-être partie d'un réseau local.

Quelques ouvrages intéressants à consulter pour vous guider :

- Les archives départementales de la Seine Saint Denis, Guide des sources d'archives (Conseil général novembre 1995)

- La résistance en Seine Saint Denis 1940/1944 Joël Clesse et Sylvie Zaidman (Syros 1994)

- Résistants et résistantes en Seine Saint Denis, un nom, une rue, une histoire (Les éditions de l'atelier 2004)

Pour Raymond Langlois :

- Les oubliés de Romainville, un camp allemand en France 1940/1944 Thomas Fontaine (Tallandier 2005)


Pour les fusillades en France pendant la période 1940/1945 :

Le site : http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
devrait bientôt mettre en ligne les "Morts pour la France" de la Seconde guerre mondiale.

Le site de l'Association nationale des familles de fusillés et massacrés de la résistance française et de leurs amis (ANFFMRFA) : http://s147752339.onlinehome.fr/spip/

Cordialement

 
 


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